Le S&P 500 termine la semaine en repli de 2,12%, ce qui met fin à trois semaines consécutives de hausse et de records. Après avoir touché de nouveaux sommets historiques la semaine précédente, l’indice a subi une pression croissante liée à la remontée des taux d’intérêt sur les obligations d’État américaines à long terme et à la publication décevante des résultats de Walmart jeudi. Un léger sursaut a eu lieu mercredi grâce à une intervention surprise du Trésor américain sur le marché obligataire, mais cet effet s’est rapidement dissipé dès le lendemain.
Les taux longs américains ont atteint des niveaux inédits depuis près de vingt ans cette semaine, avec un taux à 30 ans grimpant jusqu’à 5,33%, son plus haut niveau depuis 2007. Face à cette pression, le Trésor américain a surpris les marchés mercredi en annonçant qu’il allait doubler la taille de ses opérations de rachat de dette longue, de 2 à au moins 4 milliards de dollars par opération. Cette mesure agit surtout comme un signal politique plutôt qu’une solution durable, alors que la dette publique américaine vient de dépasser pour la première fois les 40 000 milliards de dollars. L’idée est de montrer que l’administration ne laissera pas filer les taux longs à la hausse pour rassurer les marchés.
Le président Trump a annoncé mercredi le lancement d’une campagne de sanctions qu’il a qualifiée de « la plus dévastatrice jamais menée contre un pays », menaçant de lourdes conséquences économiques pour toute nation qui continuerait de faire des affaires avec Téhéran. Cette escalade s’inscrit dans la continuité du blocus naval américain du détroit d’Ormuz, qui reste largement fermé au trafic pétrolier depuis plusieurs mois. Le pétrole a réagi vivement à ces annonces, le Brent grimpant jusqu’à environ 94 dollars le baril, son plus haut niveau depuis un mois, ce qui a ajouté une pression inflationniste supplémentaire sur des marchés déjà nerveux à cause des taux.
Dans ce climat d’incertitude sur les taux et la géopolitique, l’or a poursuivi sa progression pour la troisième semaine consécutive, gagnant environ 3,6% pour dépasser les 4 500 dollars l’once, porté par un dollar plus faible et une demande refuge accrue face à la volatilité des marchés obligataires et des devises.
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